Un radar de chantier, que l’ANTAI appelle radar autonome, est un radar de vitesse déplaçable posé dans une zone de travaux ou de danger temporaire, sur le réseau routier national et sur le réseau autoroutier concédé. Il dispose d’une autonomie en batteries d’une semaine et se signale par un panneau « Contrôle radar sur toute la longueur du chantier ». L’ANTAI comptait 396 radars déplaçables au 1er janvier 2025. Les sanctions sont celles d’un excès de vitesse. Voici comment il fonctionne, comment il est signalé et ce que disent les sources officielles sur ses emplacements.
Qu’est-ce qu’un radar de chantier
Selon l’ANTAI, le radar autonome a été créé pour contrôler les vitesses dans les zones de chantier, où les limitations sont rarement respectées. Il a d’abord fait l’objet d’une expérimentation de radars semi-fixes en 2012, puis a été déployé sur le réseau routier national et sur le réseau autoroutier concédé. Il peut être déplacé d’une zone de travaux ou de danger temporaire à l’autre.
Le Sénat, dans son rapport d’information déposé le 18 juillet 2017, les appelle radars autonomes, dits aussi radars de chantier. Il en compte 250 fin 2016 et justifie cet effort par une hausse de 34 % des accidents en zones de chantier entre 2012 (92) et 2016 (124). Il note un autre intérêt : un radar autonome peut être posé là où un obstacle empêche d’installer un radar fixe, comme sur l’A15 près du pont de l’Oise, où une ligne à haute tension gêne. En 2016, l’équipement qui a relevé le plus d’infractions, 411 352 flashs, était un radar autonome déplacé cinq fois aux abords du chantier du doublement de l’A9 près de Montpellier.
Comment un radar de chantier est signalé
L’ANTAI indique que les radars autonomes sont signalés par un panneau « Contrôle radar sur toute la longueur du chantier », associé à la signalisation du chantier. Le panneau annonce donc un contrôle sur toute la longueur de la zone de travaux, pas à un point précis.
Les autres radars ont leurs propres règles. Les radars de vitesse fixes sont annoncés par des panneaux, les radars feux rouges et de passage à niveau ne le sont pas, et le radar en France a son guide d’ensemble.
Où trouve-t-on les radars de chantier
Les radars de chantier se déplacent, donc leur emplacement change. La liste que le ministère de l’Intérieur publie sur data.gouv.fr recense les radars fixes : types classique, discriminant, nouvelle génération (dont une version urbaine), vitesse moyenne, feu rouge et passage à niveau. Elle ne comprend pas de type pour les radars autonomes, et les pages officielles lues ne publient pas de liste des zones de travaux contrôlées. Ce guide n’en dresse donc aucune, même pour une autoroute donnée : sur place, c’est le panneau de chantier qui annonce le contrôle.
Au 1er janvier 2025, l’ANTAI recensait 396 radars déplaçables ou de chantier sur 4 029 radars : environ un sur dix. Les radars tourelles, eux, sont comptés par l’ANTAI parmi les radars fixes.
Ce que sanctionne un radar de chantier
Le radar de chantier mesure la vitesse. L’infraction relevée est un excès de vitesse comme un autre : l’amende, les points et les peines dépendent de l’écart avec la limitation en vigueur. Notre guide de l’amende pour excès de vitesse donne les montants par palier, celui sur le nombre de points du permis les retraits de points. L’article L413-1 du Code de la route punit de trois mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende le fait de dépasser de 50 km/h ou plus la vitesse maximale autorisée, avec une amende forfaitaire possible de 300 euros ; notre guide sur l’excès de vitesse explique depuis quand ce dépassement est un délit.
Radar de chantier et avertisseurs de radars
L’article R413-15 du Code de la route punit de l’amende de 5e classe et de six points le fait de détenir, transporter ou utiliser un appareil qui détecte les radars, et son paragraphe V s’étend aux dispositifs qui informent de leur localisation. L’article ne parle pas de zones dangereuses : cette notion vient d’un accord de 2011, présenté par le Gouvernement au Sénat le 14 juin 2011, par lequel les professionnels du secteur ont convenu avec le ministre de l’Intérieur que leurs appareils fonctionneraient comme des aides à la conduite pour signaler les zones dangereuses et accidentogènes. En France, BlitzBuddy indique la position exacte des radars fixes, des radars feux rouges et de la plupart des radars tronçons ; les radars de chantier, déplaçables, ne font pas partie de cette liste. Activer ces alertes relève de votre seule responsabilité, et vous pouvez les désactiver sous Profil, Alertes.
Ceci est un résumé, pas un conseil juridique : la signalisation sur la route prime toujours sur l’app. BlitzBuddy est gratuit, sans publicité ni abonnement. L’app est disponible sur iPhone ; la version Android arrive bientôt. Retrouvez tous nos guides dans la rubrique Radars en France.
Sources
- Les radars en France, ANTAI (état au 1er janvier 2025)
- Sur la politique d’implantation des radars, rapport d’information n° 644 (2016-2017), Sénat
- Liste des radars fixes en France, ministère de l’Intérieur sur data.gouv.fr
- Code de la route, article R413-15, Légifrance
- Code de la route, article L413-1, Légifrance
- Question orale n° 1351S et réponse du 14 juin 2011, Sénat
- Données de limitations : © OpenStreetMap contributors
Sources consultées le 11 octobre 2026.
Questions fréquentes
Les radars de chantier sont-ils signalés ?
Oui. Selon l’ANTAI, ils sont signalés par un panneau « Contrôle radar sur toute la longueur du chantier », associé à la signalisation du chantier.
Combien de radars de chantier y a-t-il en France ?
L’ANTAI comptait 396 radars déplaçables, ou radars de chantier, au 1er janvier 2025, sur 4 029 radars en tout. Ils sont déployés sur le réseau routier national et sur le réseau autoroutier concédé.
Un radar de chantier figure-t-il sur la liste officielle des radars fixes ?
Non. Les types de la liste du ministère de l’Intérieur (classique, discriminant, nouvelle génération, vitesse moyenne, feu rouge, passage à niveau) ne comprennent pas les radars autonomes, qui se déplacent d’une zone de travaux à l’autre.
Que risque-t-on en dépassant la limite devant un radar de chantier ?
C’est un excès de vitesse relevé par radar, sanctionné comme tout autre : le montant et les points dépendent de l’écart à la limite. Dépasser la limite de 50 km/h ou plus est puni de trois mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende, selon l’article L413-1 du Code de la route.