En France, il est interdit de conduire avec un taux d’alcool dans le sang supérieur ou égal à 0,5 g/l, soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré, d’après Service-Public. La limite tombe à 0,2 g/l (0,10 mg/l) avec un permis probatoire ou pendant l’apprentissage anticipé, encadré ou supervisé de la conduite. À partir de 0,8 g/l, c’est un délit. Ce guide reprend les pages de Service-Public sur l’alcool au volant, vérifiées le 27 août 2026 et lues le 16 octobre 2026 : seuils, sanctions, points, déroulement du contrôle.
Taux d’alcool autorisé : les seuils selon votre permis
Service-Public distingue la situation du conducteur, parce que le seuil change :
| Situation | Seuil (sang) | Air expiré | Qualification |
|---|---|---|---|
| Permis de conduire classique | 0,5 g/l | 0,25 mg/l | Contravention de 0,5 à moins de 0,8 g/l |
| Permis probatoire | 0,2 g/l | 0,10 mg/l | Contravention de 0,2 à moins de 0,8 g/l |
| Apprentissage anticipé, encadré ou supervisé | 0,2 g/l | 0,10 mg/l | Contravention de 0,2 à moins de 0,8 g/l |
| Tous | 0,8 g/l | 0,40 mg/l | Délit |
Le permis probatoire concerne, selon Service-Public, le conducteur qui obtient le permis pour la première fois, ou qui le retrouve après une invalidation ou une annulation judiciaire. Il démarre avec 6 points et sa durée dépend de la formule d’apprentissage, d’une éventuelle formation complémentaire et des infractions commises. Ces seuils sont ceux du Code de la route français, tels que Service-Public les résume.
Sanctions de 0,5 à moins de 0,8 g/l
Conduire à ce niveau est une contravention. Service-Public indique :
- une amende pouvant aller jusqu’à 750 €, en général une amende forfaitaire de 135 € ;
- 6 points retirés du permis, la catégorie étant celle d’une contravention de 4e classe dans le barème ;
- une immobilisation et une mise en fourrière possibles, sur autorisation du préfet ou du procureur de la République ;
- en peines complémentaires, une suspension du permis de 3 ans au plus, qui peut être limitée à la conduite hors activité professionnelle, et l’interdiction, 3 ans au plus, de conduire un véhicule non équipé d’un éthylotest antidémarrage (EAD).
Avec un permis probatoire, la fourchette commence à 0,2 g/l et les mêmes sanctions s’appliquent. Comme le permis probatoire démarre avec un capital de 6 points, un retrait de 6 points est lourd de conséquences : voyez le nombre de points du permis et comment récupérer des points.
Sanctions à partir de 0,8 g/l : un délit
À partir de 0,8 g/l de sang, soit 0,40 mg par litre d’air expiré, Service-Public parle d’un délit, puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 9 000 € et de 3 ans de prison au maximum. 6 points sont retirés et le véhicule peut être immobilisé et mis en fourrière. Les peines complémentaires possibles comprennent :
- la suspension du permis jusqu’à 5 ans, sans aménagement possible en dehors de l’activité professionnelle ;
- l’annulation du permis, avec interdiction d’en demander un nouveau pendant 5 ans au plus ;
- un travail d’intérêt général ou des jours-amende ;
- un stage de sensibilisation à la sécurité routière, à vos frais ;
- l’interdiction de conduire certains véhicules, y compris sans permis, jusqu’à 5 ans ;
- l’interdiction de conduire sans EAD jusqu’à 5 ans, et la confiscation du véhicule.
En cas de récidive de ce délit, Service-Public indique l’annulation du permis, une confiscation obligatoire du véhicule, que le juge peut écarter en motivant sa décision, et une immobilisation d’un an au plus.
Ivresse manifeste et refus de vérification
Deux autres situations sont des délits, avec 3 ans d’emprisonnement et 9 000 € d’amende au maximum et 6 points retirés : conduire en état d’ivresse manifeste, c’est-à-dire avec un comportement qui laisse présager une consommation excessive (propos incohérents, démarche titubante, perte d’équilibre), et refuser de se soumettre aux vérifications d’alcoolémie. Le refus entraîne aussi la rétention du permis.
Si l’alcool s’ajoute à un accident mortel ou corporel, Service-Public cite des peines plus lourdes à partir de 0,8 g/l : l’homicide routier est puni de 7 ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende, les blessures routières de 3 à 5 ans et de 45 000 à 75 000 € selon la durée de l’incapacité de travail.
Comment se déroule un contrôle d’alcoolémie ?
Les forces de l’ordre fournissent d’abord un éthylotest, qui sert uniquement à dépister. Si le dépistage est positif, elles font vérifier le taux précis avec un éthylomètre ou, quand il est impossible d’en utiliser un, par prise de sang. Le conducteur ne choisit pas le mode de vérification. Elles doivent lui demander s’il souhaite un second contrôle, effectué immédiatement.
La vérification est obligatoire en cas d’ivresse, de refus du dépistage, d’accident avec dommage corporel ou d’infraction punie d’une suspension du permis. Elle est facultative après un accident matériel ou une autre infraction, et peut aussi être préventive, au hasard, sans infraction ni accident. Le permis est retenu à titre conservatoire à partir de 0,8 g/l, en cas d’ivresse manifeste ou de refus.
Que retenir avant de prendre le volant ?
Service-Public indique que l’on peut mesurer son alcoolémie avec un éthylotest avant de prendre le volant si l’on a bu, et renvoie vers le site de la Sécurité routière pour les conseils de prévention. Les pages lues ne donnent aucune équivalence en verres : ne vous fiez pas à un calcul approximatif. Pour le coût d’une amende forfaitaire et les délais de paiement, voyez notre guide de l’amende ; pour les règles générales, celui du Code de la route.
Ce que fait BlitzBuddy
BlitzBuddy ne mesure pas l’alcoolémie et ne remplace pas un éthylotest. La signalisation et le Code de la route priment toujours sur l’app.
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Tous nos guides sur les sanctions sont dans la rubrique Amendes et points.
Sources
- Alcool au volant, permis classique, Service-Public (vérifié le 27 août 2026)
- Alcool au volant, permis probatoire, Service-Public (vérifié le 27 août 2026)
- Alcool au volant, conduite accompagnée, Service-Public (vérifié le 27 août 2026)
- Permis de conduire : barème des points retirés par infraction, Service-Public (vérifié le 27 février 2026)
- Qu’est-ce que le permis de conduire probatoire ?, Service-Public (vérifié le 15 janvier 2026)
Sources consultées le 16 octobre 2026.
Questions fréquentes
Quel est le taux d’alcool autorisé pour conduire en France ?
Il est interdit de conduire avec 0,5 g d’alcool par litre de sang ou plus, soit 0,25 mg par litre d’air expiré, d’après Service-Public. Avec un permis probatoire ou en conduite accompagnée, la limite est de 0,2 g/l (0,10 mg/l).
Quelle est la différence entre 0,5 g/l et 0,8 g/l ?
De 0,5 à moins de 0,8 g/l, c’est une contravention : amende jusqu’à 750 €, en général 135 € forfaitaires, 6 points. À partir de 0,8 g/l (0,40 mg/l d’air), c’est un délit : jusqu’à 9 000 € et 3 ans de prison.
Combien de points perd-on pour alcool au volant ?
6 points pour une alcoolémie de 0,5 g/l ou plus, pour une conduite en état d’ivresse manifeste et pour un refus de vérification, selon le barème de Service-Public. Un permis probatoire démarre à 6 points.
Peut-on refuser le contrôle d’alcoolémie ?
Refuser le dépistage rend la vérification obligatoire. Refuser de se soumettre aux vérifications d’alcoolémie est un délit : 3 ans d’emprisonnement et 9 000 € d’amende au maximum, 6 points retirés, d’après Service-Public.
Un éthylotest antidémarrage est-il obligatoire ?
Pas pour tous les conducteurs. Service-Public le cite parmi les peines complémentaires : interdiction de conduire un véhicule non équipé d’un éthylotest antidémarrage, pendant 3 ans au plus pour une contravention et 5 ans au plus pour un délit.